Eglises et chapelles

Le patrimoine religieux de Pont-de-Buis lès Quimerc’h est composé d’églises, de chapelles, de calvaires….

Les églises et chapelle au nombre de cinq sont répartis sur les trois pôles de la commune qui sont trois paroisses distinctes. Saint Pierre est la plus ancienne, elle est aussi appelée l’église du Vieux Bourg étant l’église paroissiale de Quimerc’h jusqu’au déménagement du chef lieu de bourg. Elle a été abandonnée au profit de l’église du Sacré cœur.

L’église de Saint Onna est l’église de la paroisse de Logonna Quimerc’h et Sainte Barbe celle de la paroisse de Pont-de-Buis.

 

L’enclos Saint Pierre

Enclos Saint Pierre de Quimerc'h

Enclos Saint Pierre de Quimerc’h

L’enclos paroissial dédié à Saint Pierre aujourd’hui en ruines forme un ensemble majestueux au cœur de la campagne, il est constitué d’une église en ruines et d’un ossuaire.

Abandonné suite à l’érection du nouveau bourg et de la nouvelle église, l’enclos a été vendu, démantelé et finalement abandonné. Le calvaire et le porche ont été déplacés au cimetière et le reste de l’ensemble légué à la commune.

Les parties les plus anciennes de l’église remontent au milieu du XVème siècle. Sa principale campagne de reconstruction a eu lieu pendant la première moitié du XVIème siècle.

L’église suit un plan en croix latine, au chevet plat, peu profond animé d’une maîtresse vitre.

Le porche sud, aujourd’hui au cimetière de Quimerc’h porte la date de 1623. De style renaissant, la porte en plein cintre est encadrée de colonnes baguées empruntées au traité d’architecture de Philibert Delorme.

Le calvaire, également déplacé au cimetière de Quimerc’h, remonte au XVIème siècle. L’ossuaire, enfin. Il est situé au sud ouest de l’église, près de l’entrée principale de l’enclos. Il semblerait que sa construction remonterait aux années 1579 comme l’atteste le linteau de la porte dont l’original a été volé. Complètement en ruines, il a été reconstruit dans les années 1990 par une association de bénévoles. Sa vocation première est de recevoir les ossements retirés des sépultures lorsque le cimetière devient trop exigu.

(Base de données Mérimée, M. Penven, J R Le Guillou ; « Quimerch »; «Association sur les traces de François Joncour Douard Christel, Le Bris du Rest Erwan, Toscer-Vogel Catherine ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l’Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60)

 

Eglise Saint Onna

L’église Saint Onna est placée sous le patronage d’Onna, disciple de Saint Guénolé, moine de

Eglise Saint Onna

Eglise Saint Onna

Landévennec.

L’édifice a probablement été achevé vers 1660 comme l’indique la date et l’inscription « Y. le Goff Fabrique » sur la face ouest du clocher. Lors de la restauration assurée par l’entrepreneur Armand Gassis de Châteaulin en 1892, on rajoute le porche sud et la sacristie. La croix du cimetière date du 17ème siècle et a été restaurée au 19ème siècle.

C’est une église aux dimensions modestes, représentative de l’architecture religieuse du 17ème siècle.

Ses origines sont mal voire inconnues mais l’ancienneté de la statuaire (15ème siècle) laisse imaginer un édifice plus ancien. Cependant cette statuaire peut aussi avoir été rachetée à une autre paroisse ou léguée par un donateur.

Une des ses dernières campagnes de restauration remonte à 1964 par la population de Logonna Quimerc’h. Depuis, dans les années 1990, charpente et toiture ont été restaurées .

 

Eglise du Sacré cœur

Eglise du Sacré Coeur

Eglise du Sacré Coeur

Eglise achevée en 1879 d’après le projet de l’architecte Jules Boyer à la suite du déplacement du chef-lieu de la commune.

Les travaux ont partiellement été financés par les familles Le Saux de Toulencoat et Conen-de-Saint-Luc et exécutés par l’entrepreneur Armand Gassis.

C’est un édifice de style néogothique, suivant un plan en croix latine, à 3 vaisseaux. La tradition locale affirme que son mobilier et sa statuaire viennent de l’église Saint Pierre abandonnée à son profit.

 

Eglise Sainte Barbe

Eglise Sainte Barbe

Eglise Sainte Barbe

Elle est la plus récente des bâtiments religieux de la commune de Pont-de-Buis lès Quimerc’h puisqu’elle a été construite entre 1909 et 1913, au moment de la naissance de la paroisse de Pont-de-Buis.

Les travaux de l’édifice commencent le 3 janvier 1910 d’après les plans de l’architecte Chaussepied par l’entreprise Cornec de Châteaulin, avec l’aide des habitants de la cité et aussi grâce au don du Marquis de la Ferronays.

D’un plan en croix latine, à chevet plat, le bâtiment se distingue par une ornementation limitée aux gargouilles en forme de canons et de boulets qui rappellent l’activité poudrière de la cité, à quelques statues dont celles de Sainte Anne (XVIème siècle), de la Vierge, offerte par le Marquis de la Feronays et surtout de Sainte Barbe, patronne de l’édifice et plus largement de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu.

(Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 ; base de données Mérimée, M. Penven, J R Le Guillou ; « Pont de Buis » ; «Association sur les traces de François Joncour »)

 

Chapelle Saint Léger

Le culte porté à Saint Léger, saint patron de la chapelle est peu répandu en Bretagne. Martyr et évêque d’Autun, il est invoqué contre les maladies oculaires et est représenté ici sous la forme d’une statue en bois polychrome.

De plan en croix latine avec un chevet peu débordant à trois pans, la chapelle a été reconstruite en partie au XVIIIème siècle. Toutefois les parties les plus anciennes dateraient du XVIème siècle (bras du transept) et du XVIIème siècle (nef).

Elle se distingue par sa situation dans un écrin de verdure et est accompagnée d’une fontaine du XVIIème récemment déplacée et d’une croix en kersanton du XVIème.

De cette chapelle on retient aussi un retable réalisé au XVIIIème et restauré en 1990. La DRAC, dans son inventaire de 1995, le décrit comme « un retable architecturé à niche centrale encadrée de colonnes et flanquée de deux ailes abritant des statues. Il est couronné d’une niche abritant une statue de l’enfant Jésus ».

(base de données Mérimée, M. Penven, J R Le Guillou ; « Quimerch »; «Association sur les traces de François Joncour », Douard Christel, Le Bris du Rest Erwan, Toscer-Vogel Catherine ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l’Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60)

Chapelle Saint Léger

Chapelle Saint Léger