La Douffine et l’Aulne, rivières

Le Pont de Buis

Si le nom Pont de Buis a donné lieu à l’agglomération Pont-de-Buis et avant ça au hameau, l’origine du Pont de Buis n’en reste pas moins obscure.

Le pont de buis actuel est au moins le second sur la rivière. Il a été reconstruit au début des années 1930 après la destruction du pont précédent, provoquée par les intempéries de décembre 1929.

Le pont est alors décrit comme très ancien, il mesure 4m de large entre les parapets avec une arche centrale de 3,50m de portée et deux arches symétriques de 3,20m d’ouverture. La maçonnerie en pierres sèches est présente sur une épaisseur d’1,20 m.

Des correspondances de 1824 nous apprennent que la reconstruction du pont de buis est en projet mais que les Travaux et Chaussées ne le considèrent pas prioritaire ni utile. Ils préconisent des travaux de consolidation, de rejointoiement et de réparation du fonds ordinaire.

Ces courriers nous laissent supposer que le pont tombé en 1929 était le pont de buis consolidé au XIXème siècle. Ils amènent d’autres questions : était-ce le premier pont ? Si non, à quand remonte la construction du premier pont ? Combien de ponts il y a-t-il eu? Pourquoi ce nom? L’appellation Pont de Bouy semble ancienne.

 

Ci-dessous le pont de buis avant 1930 et après sa reconstruction vers 1930. Editions Jos Le Doaré, collection particulière

Editions Jos le Doaré, collection particulière

le pont de buis après sa reconstruction vers 1930 Editions Jos Le Doaré, collection particulière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le quai de Ty Beuz

Construit entre 1875 et 1878, le projet est réfléchi dès les années 1850. En effet le site est déjà utilisé par les riverains pour le déchargement d’engrais, de sable et pour la pêche côtière.

Construire un quai à cet endroit est d’autant plus pertinent qu’il est situé à la limite du domaine maritime et à proximité de la poudrerie. Lorsque le projet est enfin validé quelques années plus tard, les crédits manquent.

Les travaux sont réalisés entre 1876 et 1878, le quai mesure 48m de longueur et s’avère rapidement trop étroit. Des travaux d’agrandissement sont engagés en 1904-1905.

Pour le quartier et la commune, la présence du quai a permis aux pêcheurs de débarquer des tonnages plus importants d’anguilles, de céteaux et truites pêchés dans l’Aulne.

Il a également permis à d’autres marchandises comme les engrais, le sable, les matériaux de construction d’être déchargées sur place.

La poudrerie a profité du quai pour débarquer ses matières premières. Des rails type Decauville ont été installés à cet effet en 1887. Les marchandises sont transportées dans des wagonnets tirés par des chevaux jusqu’à l’entrée de l’usine ou un cabestan s’avère nécessaire pour monter la pente.

Aujourd’hui il reste quelques souvenirs de ces rails car ils servent de supports pour les fils à linge des riverains.

Le quai de Ty Beuz au bord de la Douffine et au loin l'Aulne

Le quai de Ty Beuz au bord de la Douffine et au loin l’Aulne
Editions Jos le Doaré, collection particulière

 

La traversée de l’Aulne

Logonna Quimerc’h est bordée par l’Aulne, fleuve qui prend sa source dans les Côtes d’Armor et se jette dans la rade de Brest.

Voie d’accès pour Logonna Quimerc’h, ce fleuve a permis la communication entre les communes de Logonna, Dinéault, Rosnoën, et Châteaulin. Il facilite les liens économiques et commerciaux notamment avec la commune de Dinéault.

Ces relations s’établissent grâce à la construction de quais, de cales et de bacs. Ainsi, d’après un extrait de la revue « avel gornog » n°5, il existe bien un passage à Kermorvan depuis au moins 1826. Celui-ci est certes limité, par rapport à celui du Moulin d’eau, passage entre Dinéault et Saint Ségal, mais bien présent entre 1826 et 1840. En effet, sa suppression est prononcée à partir du 1 er janvier 1840.

Craignant les passages illégaux, le conseil municipal de Dinéault demande au sous-Préfet de Châteaulin, l’établissement de cales et d’un bac à Pors ar queneut.

Le 13 octobre 1879, l’administration conclut que cette demande est « prématurée » d’autant qu’un bac public existe à Rosnoën.

Ces passages étant payants, on versait une certaine somme au passeur. Ce sont donc des passages rémunérateurs pour leurs propriétaires. Ainsi, d’après le bordereau des adjudications des passages daté du 23 octobre 1835, on y évoque une adjudication du passage de Kermorvan au profit de Louis Le Gall en date du 29 octobre 1834, moyennant 7,50 francs. Par comparaison, le passage de Rosnoën est de 430 francs.

D’après la tradition orale de Logonna Quimerc’h, il en existe d’autres, disséminés tout au long du fleuve.

Plan du projet de passage entre Rosarnou et Logonna Quimerc’h vers 1880
Archives départementales du Finistère

 

Message d'habitants de Logonna Quimerc'h  Archives Départementales du Finistère

Message d’habitants de Logonna Quimerc’h
Archives Départementales du Finistère