Zones de captage et boisement de protection

Zones de captage: priorité à la qualité de l’ eau

Boire l’eau du robinet est d’autant plus possible à Pont-de-Buis lès Quimerc’h que la qualité de l’eau s’est progressivement améliorée ces dernières années.

Les travaux effectués régulièrement (entretien, renouvellement des canalisations…) ont contribué à cette amélioration, de même qu’ une réelle politique de protection.

Régulièrement, le laboratoire IDHESA, agréé par le Ministère de la Santé, effectue le contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine et les résultats, affichés en mairie, confirment cette bonne qualité bactériologique.

Conformément au décret n°95-635 du 6 mai 1995, monsieur le Maire soumet chaque année (au début de l’ Eté) aux membres du Conseil municipal le rapport annuel sur le prix et la qualité des services publics d’alimentation en eau potable et en assainissement établis par la Direction départementale des territoires et de la mer.

Les forages et captages d’alimentation en eau potable qui desservent les habitants de la commune se situent sur les sites du Pouldu et de Goastalan, respectivement au sud-est et au nord-ouest de la commune.

 Des périmètres de captages A et B

L’environnement proche des captages bénéficie d’ une protection renforcée par un périmètre clôturé de surface restreinte, appelé périmètre de protection immédiate.

Afin d’ assurer la protection durable de ces milieux sensibles, des périmètres de protection rapprochée A ont de plus été définis par un hydrogéologue agréé, afin de soustraire cet environnement à l’impact de l’activité humaine (notamment élevage et culture céréalière), et donc au risque de pollution.

Conformément à la loi, ces périmètres de protection rapprochée A constituent une ceinture naturelle autour des captages, essentiellement constitués de bois et de prairies.

Le périmètre A est en grande partie constitué de propriétés privées communales.

Au delà, le périmètre de protection B, un peu plus éloigné, renforce encore le dispositif de protection.

 

Le bois pour protéger la ressource en eau

Près de 13000 arbres ont été plantés au printemps 2015 par l’ entreprise morbihannaise Guimard sur environ neuf hectares dans les périmètres A  de captage d’ eau potable du Pouldu et de Goastalan.

Il s’ agit surtout de feuillus : des chênes rouges, des chênes pédonculés, des hêtres, des bouleaux verruqueux. Le reste est constitué de pins sylvestres.

Ce boisement est financé par la commune et les subventions de l’ Agence de l’ Eau Loire-Bretagne et du Conseil Départemental.

Cette extension de la forêt communale s’inscrit dans la suite logique d’un programme de plantations successives, en 1999 et 2001. Elles permettent de maintenir et de renforcer le couvert végétal afin de protéger la ressource en eau. Le boisement constitue une protection naturelle des sols contre l’érosion, il participe à la mise en valeur et au renouvellement des humus et il permet de contribuer à la baisse des taux de nitrates dans l’eau.

Les trente hectares de boisement communal constituent aussi un puits de carbone puisqu’ils « capturent » du CO2, compensant ainsi les pollutions.

 

Du bois pour se chauffer

Dans la mesure où ils sont bien gérés, les boisements sont une source d’énergie renouvelable. Pour preuve, des premières coupes d’ éclaircies sont effectuées à l’automne 2015 au sein des plantations réalisées en 1999 et 2001. Identifiés et marqués par l’ ONF dans le cadre du régime forestier, les arbres (surtout des saules, des hêtres et des charmes) sont coupés, puis broyés, puis transportés avant d’ être stockés et séchés pour alimenter la chaufferie bois.

Le renouvellement des arbres se fera naturellement, sans nouvelle plantation  : les arbres coupés rejetteront des souches et quelques jeunes érables, frênes, châtaigniers, issus de graines, apparaitront dans les quelques « vides » issus de la coupe. Les chênes, essence objectif de cette futaie mélangée, reprendront de la vigueur et couvriront le sol, ce qui est essentiel en zone de captage.

Zone de Captage du Pouldu