Les rives de l’Aulne et de la Douffine

Outre les espaces construits et les espaces agricoles, la commune possède également un riche patrimoine naturel, à sauvegarder et à valoriser. Principalement localisées aux abords des 80 kilomètres de cours d’eau, les zones humides, qui s’étendent sur près de 12% du territoire communal, sont l’une des pièces maîtresses de ce patrimoine.

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L’Aulne

 

Parmi ces zones humides, celles qui se situent en bordure de l’Aulne et de la Douffine font partie des espaces naturels les plus emblématiques de la commune.

Ces 80 hectares de marais, localement appelé  » La Palud « , ont retenu l’attention du Conseil Départemental du Finistère dans le cadre de leur schéma 2015-2025 des espaces naturels sensibles.

Inondables par fort coefficient de marée, ces marais constituent une entité paysagère remarquable, originale et facilement identifiable, qui contraste nettement avec les rondeurs des nombreuses collines alentour.

 

Depuis que la palud n’est plus utilisée par les hommes – elle fut en partie une zone de pâture -, la nature a repris ses droits, recolonisant les marais par une végétation spécifique, adaptée aux sols gorgés d’eau en permanence : roseaux, joncs, scirpes, ainsi que de nombreuses autres plantes des milieux humides.

L’ensemble constitue un paysage mouvant, que ponctuent de nombreuses mares et fossés, mais aussi une véritable mosaïque façonnée par plusieurs entités paysagères : prés salés, vasières, bois humides, roselières.

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Sur les rives de la Douffine

 

 

Plusieurs inventaires ont mis en évidence la richesse floristique et faunistique de cette zone estuarienne. Pour les animaux, les ressources alimentaires sont réelles, que ce soit pour les amphibiens, pour les mammifères semi-aquatiques ou pour les nombreux oiseaux qui s’y nourrissent et qui s’ y épanouissent toute l’année. Des renards, des chevreuils et des sangliers y trouvent aussi leur bonheur.

 

 

 

Afin de préserver et de valoriser ces zones humides appartenant à plusieurs propriétaires privés, le Conseil Départemental les a inscrit dans un périmètre d’intervention foncière, la maîtrise du foncier par le Département facilitant forcément sa politique de protection. En accord avec la municipalité de Pont-de-Buis lès Quimerc’h, il n’ y a pas eu de préemption, mais une démarche de concertation locale : réunion d’information (mai 2016) à destination des propriétaires, puis négociation sous la houlette de la Safi (2016-2017), mandataire foncier du Conseil Départemental.

Au total, 50 hectares ont été acquis par le Département en 2018. Ils vont être gérés par l’association Bretagne vivante, qui intervient déjà sur la rive gauche de l’ Aulne maritime dans les marais voisins de Rosconnec, à Dinéault.

L’objectif étant à la fois de protéger et de valoriser, ces espaces vont faire l’objet d’une gestion pluriannuelle, qui conservera les différentes entités paysagères tout en permettant un accueil raisonné et sécurisé du public.

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La Douffine

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L’Aulne

Ces propriétés départementales bénéficieront d’un suivi régulier, qui passe notamment par des opérations de fauche et de pâturage qui permettront de lutter contre l’envahissement par le roseau, préservant ainsi la diversité écologique et paysagère au site.

En effet, en l’absence d’intervention humaine, les roseaux ont tendance à prendre le dessus, comblant les points d’ eau et colonisant les zones de végétation plus rases. La belle mosaïque est menacée et les animaux n’ y trouvent plus leur compte car la faune des marais a souvent besoin de différents milieux dans un périmètre restreint pour pouvoir se nourrir, dormir à l’ abri, se reproduire…

La mise en valeur de cet espace prendra en compte les différents acteurs : non seulement le CD 29 et Bretagne vivante, mais également les élus locaux, le Pnra, les chasseurs, les pêcheurs et les « voisins » des parcelles départementales, c’est à dire les propriétaires privés qui ont choisi de garder leur terrain.

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Ty Beuz

 

Parallèlement, la municipalité poursuit sa politique de valorisation des rives de la Douffine, notamment dans sa partie urbaine : peinture des gardes-corps et de la passerelle de Ty Beuz, aménagement d’aires de pique-nique ; la plus récente accueille deux tables et offre à chacun un vaste espace (600 m²) de repos sécurisé, puisqu’il est ceinturé de lisses en bois et d’une barrière forestière. A l’entrée de ce nouvel espace, un panneau met en avant les possibilités de la pêche locale, autre atout de ce secteur décidément très riche, entre eaux douces et eaux salées : truite fario, truites de mer et saumon, mulets et bars…