Histoire et Patrimoine
Les églises et chapelles
Enclos paroissial Saint Pierre de Quimerc'h
(XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XXèmes siècles)
"Le Vieux bourg"
La première mention de Quimerc'h remonte au XIIIème siècle, en 1220 dans le cartulaire de Quimper. Elle y est mentionnée à nouveau en 1296.
"Keynmert" est formé du breton "kein" signifiant dos et du pluriel "merc'h" désignant en vieux breton "marc'h", cheval.
L'enclos paroissial dédié à Saint Pierre aujourd'hui en ruines forme un ensemble majestueux au cœur de la campagne.
Abandonné suite à l'érection du nouveau bourg et de la nouvelle église, l'enclos a été vendu, démantelé et finalement abandonné. Le calvaire et le porche ont été déplacés au cimetière et le reste de l'ensemble légué à la commune.
L'enclos est aujourd'hui composé des ruines de l'église ainsi que d'un ossuaire rebâti dans les années 1990 par une équipe de bénévoles.
Les parties les plus anciennes de l'église remontent au milieu du XV ème siècle. Le chœur avec l'enfeu des seigneurs du Bot ainsi que le bras sud en sont les vestiges.
Sa principale campagne de reconstruction a eu lieu pendant la première moitié du XVIème siècle. L'église suit un plan en croix latine, au chevet plat, peu profond animé d'une maîtresse vitre.
Le massif occidental est composé d'un mur pignon sur lequel repose le massif de la tour qui porte la chambre des cloches et une flèche polygonale ajourée aux crossettes partiellement sculptées.
Le porche sud, aujourd'hui au cimetière de Quimerc'h porte la date de 1623. De style renaissant, la porte en plein cintre est encadrée de colonnes baguées empruntées au traité d'architecture de Philibert Delorme.
Le calvaire, également déplacé au cimetière de Quimerc'h, remonte au XVIème siècle. Sur ses croisillons, figurent les personnages de la crucifixion, la vierge à l'enfant ainsi que Saint Pierre. 
L'ossuaire, enfin. Il est situé au sud ouest de l'église, près de l'entrée principale de l'enclos. Il semblerait que sa construction remonte aux années 1579 comme l'atteste le linteau de la porte dont l'original a été volé. Complètement en ruines, il a été reconstruit dans les années 1990 par une association de bénévoles.
Sa vocation première est de recevoir les ossements retirés des sépultures lorsque le cimetière
devient trop exigu.
De forme rectangulaire, à toit à deux pans, sa façade principale est animée de cinq arcades en
plein cintre avec de part et d'autres deux bénitiers.
Sources : DRAC, 3614 Joconde, base Mérimée M. Penven, J R Le Guillou ; « Quimerch »; «Association sur les traces de François Joncour » DOUARD CHRISTEL, LE BRIS DU REST ERWAN, TOSCER-VOGEL CATHERINE ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60 Chapelle Saint Léger, Quimerch, XVI, XVII, XVIIIèmes siècles
Chapelle Saint Léger, Quimerch, XVI, XVII, XVIIIèmes siècles
Le culte porté à Saint Léger, saint patron de la chapelle est peu répandu en Bretagne. Martyr et évêque d'Autun, il est invoqué contre les maladies oculaires et est représenté ici sous la forme d'une statue en bois polychrome.
De plan en croix latine avec un chevet peu débordant à trois pans, la chapelle a été reconstruite en partie au XVIIIème siècle. Toutefois les parties les plus anciennes dateraient du XVIème siècle (bras du transept) et du XVIIème siècle (nef).
la chapelle se distingue par sa situation dans un écrin de verdure et est accompagnée d'une fontaine du XVIIème récemment déplacée et d'une croix en kersanton du XVIème.
De cette chapelle on retient aussi un retable réalisé au XVIIIème et restauré en 1990. La DRAC, dans son inventaire de 1995, le décrit comme « un retable architecturé à niche centrale encadrée de colonnes et flanquée de deux ailes abritant des statues. Il est couronné d'une niche abritant une statue de l'enfant Jésus ».
Sources : DRAC, 3614 Joconde, base Mérimée
M. Penven, J R Le Guillou ; « Quimerch » ; « Association sur les traces de François Joncour »
Douard Christel, Le Bris du Rest Erwan, Toscer-Vogel Catherine ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60
Eglise Saint Onna, Logonna Quimerch, XVII siècle
Logonna Quimerch est une ancienne trêve de Quimerch devenue paroisse en 1804 et rattachée à Pont de Buis lès Quimerch en 1965.
L'édifice d'un plan en croix latine, pourvu d'un chevet à pans coupés et d'un clocheton amorti d'un dôme a été achevé vers 1660 à l'exception du porche sud et de la sacristie, rajoutés en 1892, dans le cadre d'une restauration assurée par un entrepreneur de Châteaulin Armand Gassis.
Toutefois la datation de la statuaire, du XV ème siècle et rappelant encore le XIV ème , laisse penser qu'elle est construite sur un bâtiment plus ancien.
Par ailleurs, l'étymologie du nom L og-onna ferait remonter les origines du lieu au IX ème siècle comme tous les sanctuaires placés sous ce vocable.
D'autre part, le culte de Saint Onna, patron de Logonna, est très ancien. Saint Onna était un disciple de Saint Guénolé et moine à l'abbaye de Landévennec. Il aurait évangélisé Logonna déjà occupé par les Romains.
Sources : DRAC, 3614 Joconde, base Mérimée
M. Penven, J R Le Guillou ; « Logonna Quimerch » ; « Association sur les traces de François Joncour »
Douard Christel, Le Bris du Rest Erwan, Toscer-Vogel Catherine ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60
Eglise du Sacré Cœur, Quimerch , 1876-78
Achevée vers 1876-78, l'Eglise du Sacré Cœur est construite à la suite du déplacement du chef lieu de la commune.
D'ailleurs le calvaire, les cloches, une grande partie du mobilier et de la statuaire proviennent de l'ancienne église à l'image des fonds baptismaux datant de la fin du XVIIème. De même que la statue représentant le couronnement de la vierge, en pierre sans doute réalisée aux XV-XVIèmes siècles dans un style encore médiéval.
Erigée par l'architecte Jules Boyer, construite par l'entrepreneur Gassis, l'église est financée par les familles Le Saux de Toulancoat et Conen de Saint Luc.
L'église est construite dans un style néogothique selon un plan en croix latine de 6 travées marquées par arcades retombant sur des piliers cylindriques. La nef flanquée de bas côtés, ouvre sur un chœur polygonal orné d'une maîtresse vitre représentant la nativité, la crucifixion et la cène réalisée en 1934.
Sources : DRAC, 3614 Joconde, base Mérimée
M. Penven, J R Le Guillou ; « Quimerch » ; «Association sur les traces de François Joncour »
Douard Christel, Le Bris du Rest Erwan, Toscer-Vogel Catherine ; Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998 ; pp 49-60
Eglise paroissiale Sainte Barbe, Pont de Buis, 1909-1913
Elle est la plus récente des bâtiments religieux de la commune de Pont de Buis lès Quimerc'h puisqu'elle a été construite entre 1909 et 1913.
C'est au cours de l'année 1909 que la population de Pont de Buis émet le souhait de détacher des paroisses de Saint Ségal et de Quimerch.
Les travaux de l'édifice commencent le 3 janvier 1910 d'après les plans de l'architecte Chaussepied par l'entreprise Cornec de Châteaulin, avec l'aide des habitants de la cité et aussi grâce au don du Marquis de la Ferronays.
D'un plan en croix latine, à chevet plat, le bâtiment se distingue par une ornementation limitée aux gargouilles en forme de canons et de boulets qui rappellent l'activité poudrière de la cité, à quelques statues dont celles de Sainte Anne (XVIème siècle), de la Vierge, offerte par le Marquis de la Feronays et surtout de Sainte Barbe, patronne de l'édifice et plus largement de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu. (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année , Tours, Mame, 1950).
Sources : DRAC, 3614 Joconde, base Mérimée
M. Penven, J R Le Guillou ; « Pont de Buis » ; « Association sur les traces de François Joncour »
